26 novembre 2015

Trier le bon grain de l’ivraie

La douve creusée grâce à l’aide de la Caritas locale, permet de réduire la salinité de l’eau et offre à Sajida Khatun la possibilité d’améliorer sa récolte en mettant en place un système de fertilisant organique.  Elle produit désormais suffisamment pour sa consommation familiale et peut vendre le surplus au marché local.

A la veille de l’ouverture de la COP21, de nombreuses solutions sont mises en avant pour lutter contre les changements climatiques. L’agriculture et l’alimentation sont particulièrement concernées. Comment s’y retrouver ? Quelles sont les vraies solutions qui assureront des systèmes alimentaires durables et plus justes entre pays du Nord et pays du Sud ? Le Secours Catholique -Caritas France, au côté d’autres organisations de la société civile, esquisse des pistes de réponse concrètes : agroécologie, circuits courts, promotion des agricultures familiales et paysannes sont à ce titre incontournables. Différentes recommandations sont également adressées aux acteurs des systèmes alimentaires.

« Dans les pays du Sud, les impacts des changements climatiques sont déjà visibles et menacent les progrès effectués ces dernières années dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition. Triste paradoxe: les pays qui ont le moins pollué sont les plus durement touchés par les impacts des changements climatiques. À l’occasion de la COP21, de nombreux acteurs, étatiques ou non étatiques, cherchent à promouvoir leurs propres solutions pour faire face aux changements climatiques.
De vraies solutions aux impacts des changements climatiques sont mises en oeuvre quotidiennement par les citoyens, entreprises, investisseurs et acteurs territoriaux. Le défi de la transition écologique et énergétique mondiale est de les déployer dans tous les pays, urgemment, pour limiter le réchauffement de la planète à moins de 1,5°C. De vraies solutions existent pour accroître la résilience des populations, en particulier des plus fragiles. Encore faut-il que ces populations aient accès à des moyens financiers et technologiques appropriés et que les modèles agricoles et les systèmes alimentaires vertueux soient soutenus par des politiques publiques robustes et des financements suffisants.
Cependant, toutes les “solutions” ne sont pas bonnes à prendre. Certaines font peser des risques majeurs sur la société et les écosystèmes : parce qu’elles sont trop hasardeuses, trop coûteuses et porteuses de plus d’inégalités (comme les agrocarburants, les OGM ou l’agriculture intelligente face au climat quand elle est promue par des multinationales de l’agriculture industrielle, voir le dossier des associations dédié aux fausses solutions). L’agenda climat et l’agenda pour le développement ne sont qu’un seul et même agenda. À Paris, les États auront-ils enfin le courage de reconnaître l’agenda pour le climat et d’opter pour une transition qui nous permette de bâtir un monde plus vivable et plus juste ? Sauront-ils trier le bon grain de l’ivraie ? » …

Lire l’intégralité de la déclaration : Agriculture_Les vraies Solutions

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